La reproduction de l'ours

La maturité sexuelle des mâles et des femelles est atteinte entre trois ans et sept ans.

Les ourses peuvent se reproduire toute leur vie, avec néanmoins une diminution de la production de jeunes avec l’âge. Les ours des Pyrénées se reproduisent relativement tôt, par rapport aux populations du nord de l’Europe par exemple.

 

L'ours vit en solitaire, néanmoins durant le rut, il reste en couple pendant plusieurs semaines. Le rut se traduit par d'importants déplacements des mâles à la recherche de femelles.

Le couple formé, ils se montrent beaucoup plus sédentaires. Mâles et femelles s'accouplent généralement avec plusieurs partenaires.

Des combats ont parfois lieu entre les mâles rivaux, qui sont alors très intolérants. Mais selon les régions et les densités d'ours présents, ce schéma est plus ou moins respecté.

Les couples sont plus durables là où la densité d'ours brun est faible. Généralement le rut dure deux mois (dans les Pyrénées, fin avril à mi-juin).

Les copulations provoquent l'ovulation (ovulation induite). La longueur de la période de rut et le système d'ovulation induite sont particulièrement adaptés aux situations de basses densités et aux faibles probabilités de rencontre d'un partenaire.

Comme d'autres mammifères, l'ours brun possède une gestation à nidation différée : deux à trois jours après la fécondation, il y a blocage du phénomène de segmentation de l'œuf. Il ne reprend que plusieurs mois plus tard, vers novembre, après l'entrée en hibernation.
La période de gestation est de six à huit semaines et aboutit à la mise-bas, dans la tanière, de janvier à février.

En général l'ourse donne naissance à un, deux ou trois oursons tous les deux ou trois ans.
La souche autochtone se distinguait de la slovène par une taille de portée plus faible.
Les ourses de souche pyrénéenne avaient généralement un petit alors que les ourses réintroduites ont fréquemment deux à trois petits.
En revanche, l’intervalle de reproduction est comparable pour les deux souches. Il est notamment conditionné par la durée de la période d'élevage des jeunes.

 Les femelles les mieux nourries se reproduiraient plus tôt, davantage et plus fréquemment.