Franska

Franska est la deuxième ourse lâchée dans les Pyrénées, le vendredi 28 avril 2006 à Bagnères de Bigorre. 
L'ourse a été baptisée ainsi par les techniciens slovènes, en hommage à la France, sa terre d'accueil.
Elle est parrainée par Véronique SAMSON et Laurent BAFFIE.
Un peu plus d'un an après son lâcher, Franska est morte, percutée par une voiture à quelques Km de Lourdes.


De la capture au lâcher


Au moment de sa capture en Slovénie le 27 avril 2006, Franska est âgée de 6 ans et pèse 110 Kg.

Le lendemain, à 10h09, elle est lâchée discrètement afin d'éviter les perturbations des opposants , sur le territoire de la commune de Bagnères de Bigorre (Hautes-Pyrénées), dans la vallée de Lesponne.

Son lâcher est le seul à s'être déroulé en journée et est intervenu trois jours après celui de Palouma, en Haute-Garonne.

L'opération se déroule dans le calme.

Un important dispositif avait été mis en place près de Luchon par les forces de l'ordre, mais c'est finalement sur la commune de Bagnères-de-Bigorre que Franska fera ses premiers pas dans les Pyrénées.

"Nous avions plusieurs options de sites, une fois la décision prise de lâcher Franska à Bagnères-de-Bigorre, le convoi s'est scindé", a indiqué Thierry Orosco, le commandant du groupement de gendarmerie de Haute-Garonne.


La vie de Franska dans les Pyrénées


Après son lâcher,  Franska  a d'abord été  très mobile.
Elle a beaucoup circulé entre la vallée d'Argelés-Gazost et la vallée d'Aure (Aragnouet). Elle s'est ensuite déplacée vers l'Ouest, à la limite des Hautes-Pyrénées et des Pyrénées Atlantiques.

Depuis, la belle semblait avoir élu domicile entre les massifs du Pibeste et de l'Estibète (carte ci-dessous).


Des "traques d'effarouchement" illégales contre Franska


Durant l'été 2006, Franska, à la recherche d'un territoire, évoluait à la limite des Hautes-Pyrénées et des Pyrénées Atlantiques.

Les éleveurs lui reprochaient  des dégâts sur les troupeaux. Ceux-ci ne font en effet l'objet d'aucune protection dans ce secteur.
Les mesures d'accompagnement permettront aux éleveurs d'embaucher des bergers et d'utiliser des chiens de protection, très efficaces contre toute prédation, l'ours n'en étant qu'un parmi d'autres (chiens surtout, mais aussi renards, corbeaux et sangliers).

On retrouve ainsi le même type de circonstances que lors de l'arrivée de l'ours Néré dans la même zone, en 2000, avant qu'il ne s'intègre à la population d'ours autochtones dans les vallées béarnaises où les troupeaux sont gardés, sans poser de problèmes.

Des éleveurs avait tenté d'effrayer Franska pendant l'été 2006 et de la repousser vers Bagnères-de-Bigorre.

Une telle action avait été jugée illégale par le Préfet des Pyrénées Atlantiques mais a pourtant été répétée durant l'été 2007.

La perturbation intentionnelle d’une espèce protégée comme l’ours est interdite par l’article L-411-1 du Code de l’environnement. Elle est passible de 6 mois d’emprisonnement et de 10 000 euros d’amende, mais les "manifestants" n'ont pas été inquiétés.

Après une période d'hibernation à la limite des Hautes-Pyrénées et des Pyrénées -Atlantiques, entre les massifs du Pibeste et de l'Estibète, Franska est sortie de tanière, sans oursons.


Franska est morte


Jeudi 9 août 2007, au petit matin, Franska a été percutée  par une voiture sur la route nationale 21, entre Lourdes et Argelés-Gazost. Elle traversait régulièrement cette route pour passer du massif du Pibeste à celui du Hautacam. Le conducteur se rendait à son travail à Tarbes. La voiture a été très endommagée mais il est indemne.

Premiers résultats de l'autopsie : Franska était criblée de plomb


Plusieurs dizaines de plombs ont été retrouvés dans le corps de Franska lors de son autopsie.

Même s'ils ne sont pas la cause directe de la mort, Franska était blessée et on ne peut exclure que cela ait influé sur son comportement.
Qui sait si Franska aurait traversé cette route à ce moment-là si elle n’avait été dérangée, pourchassée, stressée et blessée ?

Après les insultes, les pressions, les menaces, les manifestations violentes, le saccage de la mairie d'Arbas, les agressions, le miel contenant du verre pilé, les battues illégales en plein été, voici maintenant les coups de fusil !? Ca suffit !

Combien de temps allons-nous laisser une poignée d’opposants braver toutes les lois pour une cause dont ils ont été déboutés par les tribunaux à plusieurs reprises ?

Est-il admissible que dans un état de droit une minorité cherche à détruire par la violence ce qui a été démocratiquement décidé ?

Il serait inacceptable que l'on recule sur ce dossier emblématique de la protection de la biodiversité en France sous la pression de quelques délinquants violents.

La seule réponse possible est le remplacement automatique par deux individus de tout ours retrouvé mort suite à des actions illégales d’opposants, à commencer par Palouma et Franska.

Nous en appelons au Gouvernement pour rétablir l'état de droit dans les Pyrénées et faire respecter la loi et la décision démocratique de restaurer une population viable d’ours dans les Pyrénées.

 

Les parrains
Véronique Sanson et Laurent Baffie sont les parrains de Franska
L'empreinte de Franska

Exceptionnel :  l'empreinte de Franska